Des forêts aux plaines. 

Après le dernier article nous avons repris la route. Deux cascades nous attendaient encore et pas des moindres. Les deux plus belles que nous ayons vu sur cette route. Des murs vertigineux où tombent des mètres et des mètres cubes d’eau à la seconde. C’était un spectacle vraiment impressionnant, le dernier que nous offrirait le Territoire du nord-ouest. Le lendemain nous quittions cette province et nous apercevions déjà les premières cultures de colza. Les paysages de forêts ont laissé place aux plaines et aux champs. Tous les canadiens nous avait dit que cette endroit serait ennuyeux. Cela fait maintenant une dizaine de jours que nous les arpentons et il ne sont certes pas synonymes d’inconnus puisque nous connaissons bien les paysages de notre chère Beauce mais nous arrivons tous deux à lui trouver du charme. Les couchés de soleil que nous y voyons méritent bien le détour et il est aussi vrai que de pédaler sur du plat et avoir une bonne cadence nous fait du bien, après les heures passés sur les interminables pistes de la Liard highway.

Nous sommes donc en train de traverser les deux provinces agricoles (Alberta et Saskatchewan) dans une atmosphère plutôt champêtre où seul quelques coyotes viennent perturber notre sommeil la nuit venue, mais après les ours et les loups il nous en faut plus…

 La British Colombia c’est comme à Thoiry.

BEC6_-16Après notre déception de Watson lake, nous sommes partis en direction de Fort Nelson. Le personnel de l’office du tourisme de Watson lake nous avait prévenu qu’il y aurait beaucoup d’animaux sur notre route, mais nous étions loin d’imaginer cela. Nous n’avions pas fait 30 Km que l’on surprenait Flipette ( on leurs donne des noms comme à Thoiry) l’ours qui détala aussi sec. Et ce n’était que le début! Nous avons croisé des troupeaux de bisons, des chèvres des Rocheuses, un bon nombres d’ours ainsi qu’un caribou.

Pour la petite histoire Pierre Hadrien s’est fait remettre à ça place par Détère. P-H s’approche pour prendre une photo, ce qui ne plaît pas à notre star qui fait mine de le charger. P-H bondi en arrière de stupeur en attrapant la bombe anti-ours. Voyant que son coup de pression a été efficace Détère s’arrête et retourne à ses activités.

La British Colombia c’est comme à Thoiry, mais c’est aussi le nord des Rocheuses. On pensait être suffisamment fort pour faire nos 100 Km quotidien dans la montagne. On s’est vite rendu compte que non. Les cols à gravir se sont enchaînés. Les décentes qui succédaient les montés nous donnaient juste assez de temps pour boire un peu et repartir pour une nouvelle ascension. Une véritable épreuve du tours de France. Mais en contrepartie, nous avons eu droit à des paysages plus beaux les uns que les autres. On s’est vraiment régalé, avec notamment Mucho lake, un lac dont l’eau est couleur jade et un couché de soleil au bord d’une rivières (cf la galerie).

 

Le territoire du nord ouest : Cascades et fête national

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On est resté à Fort Nelson juste le temps d’acheter quelques vivres et de passer une bonne nuit. On a pris la route pour Fort Liard sur la Liard highway, une piste de 400 Km de long à travers la foret. On est arrivé à Fort Liard le premier Juillet, le jour de la fête national du Canada. Sur la route on avait croisé plusieurs voitures dont une avec un certains Charly qui nous avaient invité à nous joindre au banquet de la ville. On avait pas très bien compris pourquoi, mais en tout cas Louis-Benjamin avait bien compris l’essentielle, Burger. Ce n’est qu’une fois arrivé en ville quand nous avons rencontré de nouveau Charly que nous comprenions que pour la fête national du Canada la ville se réunissait sur le terrain de Baseball pour un barbecue, une chouette ambiance. Après le repas, des jeux sont organisés , course de canoë, concours de celui qui dévore sa pastèque le plus rapidement sans les mains et un petit match de Baseball. On a vraiment été accueilli à bras ouvert dans cette ville de 500 habitants. En même temps deux pèlerins à vélo ça ne passe pas inaperçus. On nous a même ouvert les portes du gymnase pour qu’on puisse prendre une douche. Merci encore à Charly.

On a repris la route en direction de Hay River et emprunté la route des cascades pour finir par se reposer sur les bords du grand lac des esclaves. La route a encore été dure et pas spécialement belle mais on gardera un beau souvenir des chutes Sambaa Deh dont la force est impressionnante.

De l’Alaska au Canada

BEC_4-8Après avoir récupéré de nos aventures polaires, nous nous sommes mis en direction du Canada. La remise en jambe fût plutôt facile. Tous deux avions l’impression d’avoir non pas gagné une médaille en allant dans le pôle mais plutôt de bonnes cuisses. En revanche c’est encore avec un temps pluvieux que nous avons quitté Fairbanks. Le pompiste d’une station service qui prévoit d’aller a Anchorage a vélo au mois d’Août, nous a bien fait rire. Qu’en on est arrivés détrempés dans sa station pour prendre un café chaud, il nous a posé plein de questions sur comment se passe un voyage à vélo pour préparer le sien. Quand je lui est dit qu’il fallait de bonnes affaires de pluie car on avait eu au moins un jour sur trois de pluie depuis que nous sommes arrivés, il m’a répondu en hochant les épaules «c’est pas si mal!». Je peux vous dire qu’on a eu 3 jours de pluie sur 7 cette semaine et que c’est pas toujours marrant, surtout quand on commence à être a cour de chaussette et qu’il faut remettre les mouillées de la veille, le lendemain matin.

Mais Heureusement plus on allait vers le Canada plus le temps était beau. Arrivé à Tok nous avons décidé de changer d’itinéraire et de passer par Whitehorse plutôt que par Dawson. Nous avons changé car l’office du tourisme de Tok nous a dit que la piste était vraiment boueuse et très mauvaise. On s’est pausé devant un coca bien frais, pour en discuter et on a décidé de ne pas se remettre sur un itinéraire «torture».

On a donc franchit la frontière le 10 juin sous un soleil resplendissant.

Quand le douanier nous a demandé si on avais une bombe anti-ours on lui a répondu: «oui mais on pense que les ours sur le continent nord américain c’est une légende inventé par le lobby des bombes anti-ours pour continuer à en vendre».

Depuis on a appris que dans le Yukon il y a 37 500 habitants et qu’il y a aussi 15 000 ours. Alors bienvenue au Yukon…

 

Le Yukon c’est comme l’Alaska (Pluvieux mais avec des ours)

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On est donc dans le Yukon depuis une semaine. Le petit futé écrit: « le Yukon est un climat semi-désertique». Et bien pas pour nous on a battu tous les records. On a passé 36 heures sous la pluie non-stop. De l’humidité comme on en avait jamais eu. Tout était trempé. Et nous aussi. On a eu froid comme jamais pour le moment et on espère qu’on aura pas plus froid que ça, car si ça arrive on risque de perdre des doigts de pieds ou des des mains.

On aurait pu s’en remettre, si comme depuis le début on avait eu des paysages qui coupe le souffle. Mais là, c’était plutôt la tête dans les nuages. On est passé par le lac Kluan ou il y a paraît-il une vue superbe sur un glacier avec les montagnes qui se reflètent dans le lac. Et bien nous on a vu un lac et des nuages. Bref vous l’aurez compris on a pas beaucoup de paysage à vous montrer pour le moment.

Dans notre malheur on a quand même eu de la chance. Pendant deux jours on a croisé des caravanes qui s’arrêtaient pour nous dire: «attention dans un kilomètre ou deux il y a un grizzli» alors on faisait c’est deux kilomètres les yeux grands ouverts, pour enfin voir «la bête» mais sans succès. Et puis, le pire des matins pluvieux, quand on à du vraiment se faire violence pour retourner sur la route et ne pas rester dans la tente, on a recroisé une voiture qui nous a dit qu’il y avait une mère grizzli et ses deux petits au bord de la route. Quand on est arrivé sur les lieux, elle était là, tel une grosse vache en train de brouter de l’herbe. Difficile de croire que cette animal si paisible peut vous broyer en un clin d’œil.

On a passé une demi-heure à la photographier sous toutes les coutures, un moment magique.

Depuis on en a recroisé deux autres mais pas du tout aussi frendly. On a vraiment eu de la chance avec la mère et ses deux petits. Donc je vous invite fortement a aller dans la galerie pour voir ce qu’il en était. En plus on fait d’autre rencontre comme un renard, des chiens de prairie ou des aigles royaux. Ce qui m’amène au dernier fait marquant de la semaine.

A 100 km de Whitehorse on s’est trouvé une grande prairie pour planter la tente. On passe la soirée, on se couche, on s’endort et à une heure moins vingt: « Ahhouuuuuuuuu» Louis B se retourne vers moi et me dit: «tu as entendu ?» Difficile de louper se réveille en fanfare. On va dehors pour voir si on peut les apercevoir mais rien. Vingt minute passent et de nouveau se hurlement qui glace le sang.

On a donc passé deux bonnes heures a ce demander ce qu’ils pourraient faire, si ils préféraient manger du Louis B et du Pierre Ha ou du chien de prairie.

Finalement on est toujours la pour vous écrire. Mais en tout cas je pense qu’on se souviendra longtemps de cette nuit ou au milieu de nul part où l’on a entendu le loup.

 

Un enfer paradisiaque.

BEC_2-16On est partis un jour de pluie avec un combo matos, nourriture, vélo et cycliste à 135 kilos, enfin surtout pour grasbienla alias le fou furieux. Autant dire que nos béquilles faisaient grise mine. Nous sommes donc partis chargés tel les sherpas de l’Himalaya, sans savoir ce qui nous attendait. Des côtes infernales en veux-tu, en voilà. Nous avons passé des heures entières à gravir ces géants qui nous paraissaient interminables. Un véritable enfer! Ajoutez à cela, une pénurie d’eau, durant les 10 derniers jours, on a guetté avec frénésie la moindre source d’eau. La majorité des rivières que nous avons croisées étaient rouges ou trop boueuses. En plus, avec les mines des environs, une eau rouge, c’est pas très rassurant.

 

Mais dans notre enfer nous avons trouvé pas mal de sources de plaisir et de moments où l’on s’est dit que l’Homme est bon. Comme avec ce couple d’argentins qui nous a offert 3 litres et demi d’eau et de précieux conseils, ou le couple de Grande Bretagne qui nous a offert une douche après les péripéties boueuses du début de la dalton Highwhay (on s’est même arrêtés pour retirer nos gardes boues, qui, à cause de l’abondance de boue et de graviers, bloquaient nos roues). Mike, le chauffeur de camion qui nous a cédé son stock de boissons énergisantes et de pommes, quand on lui a raconté qu’on allait vers le Nord, et n’oublions pas Thom qui nous a offert de la dinde et du saumon séché quand au camping on a lui dit que tous les américains étaient trop sympas et qu’ils prenaient tous super soin de nous.

Pour les sources de plaisir, je peux vous dire que vous seriez nombreux à envier la salle à manger où nous avons pris notre premier dîner au soleil face à la forêt boréale (toutes les photos sont dans la galerie) , ou ce coin de rivière dans le cercle Arctique. Nous y avons passé une après midi et Louis B alias Anusanglant dit la goutte au nez a pêché notre premier poisson, un Seefish d’après nos recherches sur internet.

 

Au final on voulait aller dans le nord pour savoir de quel bois on se chauffe. Maintenant on sait! De sapins et de boulots.

Direction le pôle Nord!!

On part pour le pôle Nord, plus exactement une station de recherches située dans le cercle Arctique après avoir pu reposer nos guibolles dans un warm shower pendant deux jours à Fairbanks.carteimage La dame nous a préparé des bons petits plats c’était top et nous a trouvé plein de plans de secours!! En route pour 650km allez. On essayera de donner des News mais pas sûr que le père Noël ait le wifi!!

Merci Erin !!! La bises à très bientôt !!

Fairbanks ça se mérite!!!

Nous sommes arrivés à Fairbanks après deux jours d’ascension. On a commencé la journée en se disant t’inquiète nous sommes à 130km, on les fait en deux jours tranquillement. C’était sans compter la topographie, en effet on a commencé par gravir la dent du Guignol puis le mont Rose, les amoureux des bronzés s’y reconnaîtront… Errintés après 80 km dans la montagne et avec un stock d’eau quasi épuisé, on s’est acharné pour trouver un point d’eau pour établir le campement. Et là intervention divine nous sommes tombés sur un bar dont le nom un peu loufoque skinny dick’s nous a interpellé.image.jpeg Le propriétaire fort sympathique nous a tendu les bras, proposé deux bière et nous a dit qu’on pouvait planter la tente dans son jardin, on était sauvés !!! imageUne soirée très agréable avec cet homme qui respirait la joie de vivre nous attendait. Le lendemain rebelote, la montagne encore présente pour encore 50 km mais c’est avec le cœur réchauffé que nous arpentions ces magnifiques dénivelés.

 

On notera ces deux citations:

« demain c’est mort je fais pas de vélo » PH

« Ca pourrait être pire, il pourrait pleuvoir, et merde ça y est il pleut!!! »

LB

 

Bécanes en Cannes en route pour Fairbanks !!

Nous sommes maintenant à 239 km de Fairbanks après 3,5 jours de vélo. La route est parfois difficile mais quel bonheur d’arpenter ces terres magnifiques. Les gens sont vraiment super, aujourd’hui une voiture s’est arrêtée pour nous offrir des jus de pomme digne d’un ravitaillement du tour de France, on nous donne régulièrement des informations qui nous sont précieuses! Nous avons rencontré un duo de jeunes français en route également pour un voyage en vélo avec qui nous avons échangé et fait un peu de route. Bref que du bonheur on vous redonne des nouvelles à notre arrivé à Fairbanks !!

Un dimanche à Anchorage

Premier campement à Anchorage. Le dimanche tout est fermé là bas, un mauvais calcul avec le décalage horaire nous a obligé à passer une nuit sur place mais nous a permis de rencontrer Richard qui nous a accueilli chez lui les bras ouverts. Quel plaisir de rencontrer des Hommes aussi gentils ! On vous laisse pour approximativement une semaine!!
N’oubliez pas les défis !!! A très bientôt pour de nouvelles péripéties!!

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Un nouveau Sponsor !!

Salut à tous,

Le temps s’est beaucoup accéléré ces derniers temps. Beaucoup de derniers préparatifs, de gens à voir, de choses a faire et du coup on a un peu laissé le blog alors qu’on a plein de choses à vous dire.

Nous avons un nouveau partenaire pour notre projet, Décathlon Odysseum. Un grand merci a Gregory Arvis et à toute son équipe pour nous avoir donné la fin du matériel manquant. Un sacré coup de pouce pour nous aider à nous lancer dans notre aventure.

Alors voilà un grand merci à Décathlon et à bientot pour les premières nouvelles de Bécanes en Cannes en direct de l’Alaska.

Bécanes en cannes avec Rêves à Vèrévin.

Au cours de cette belle fête nous avons tenu un stand en compagnie de la belle équipe de Rêves Hérault. Les caveaux et Vèrévin nous ont donné l’opportunité de promouvoir notre projet ainsi que de récolter des dons dans cette pittoresque ville de Campagne. Nous avons pu faire de belles rencontres et espérons qu’elles susciteront chez certains l’envie de nous aider à réaliser le rêve d’enfants très gravement malades. Nous remercions tous les participants de cette belle fête, la ville de Campagne qui nous a accueilli à bras ouverts, la radio RTS qui nous a convié à dire quelques mots sur notre projet et l’association, on souhaiterait également remercier chaleureusement les caveaux et Vèrévin.

Nous sommes à une semaine du grand départ, nous souhaitons remercier l’ensemble des personnes qui nous ont soutenues tout au long des préparatifs, ainsi que tous nos généreux donateurs. Nous essaierons d’envoyer un maximum de tee-shirts cette semaine.

N’hésitez pas à poster sur notre page facebook un selfie de vous avec votre tee-shirt et de parler de notre projet autour de vous. Nous avons besoin de votre soutien, les enfants qu’accompagnent Rêves encore plus….

Bécanes en cannes.