Salut à tous,
Ça fait un moment qu’on ne vous a pas écrit, trop même. La fatigue et l’usure mentale nous ont un peu coupé la force de vous écrire. On a passé le dernier mois la tête dans le guidon. Mais je vous rassure on a gardé assez de force pour continuer à profiter des rencontres et des paysages
L’Ontario: la province de la célèbre région des grands lacs, nous a donné du file a retordre. Nous avions perdu l’habitude du dénivelé et la région n’est pas franchement plate. Heureusement avec le dénivelé on a renoué avec les points de vue en hauteur et il faut bien le dire quand on prend de la hauteur c’est la que c’est le plus beau. On a aussi renoué avec le nord et les déserts humains. En quelque sorte l’Ontario nous a replongé dans nos habitudes du début du voyage. Le clou du spectacle en Ontario ça aura été les deuxième plus haute chute du Canada, les chutes Kakabeka. Une vraie merveille de la nature.
Arrivés au Québec ça sentait fort la fin du voyage. Quand on a passé la frontière on s’est retrouvé un peu comme à la maison ou presque ! On a encore fait des nouvelles rencontres surtout de la famille d’amis ou des amis de la famille. En fait c’est çà qui est amusant au Québec c’est qu’on connaît tous quelqu’un qui y a immigré. Alors du coup, je ne vous raconte pas l’accueil qui nous a été réservé. Déjà que les canadiens sont hyper accueillants mais alors si tu les connais de près ou de loin, tu te sens tout de suite en famille. Du coup on a eu le droit au grand jeu! D’abord Abitibi de l’ouest avec une super partie de pêche sur un lac ou encore le barbecue avec de la viande d’orignal, merci encore Marion, Benjamin et Olivier et puis à Montréal ou Camille et David nous ont fait découvrir la ville et ses immanquables avec ses micro-brasseries, ses parcs et ses plus beaux points de vus .
Nous voilà de retour en France à reprendre une vie normale. Fini les journées rythmées par le vélo et l’établissement d’un campement. Fini les semaine passés à subir le vent, la pluie le chaud ou le froid. Et enfin fini les semaines passées à se laver une seule fois ou presque…
Au final nous aurons parcourus plus de 9200Km pour 117 jours de route. Merci a vous tous, on aura vécu une belle aventure et j’en profite pour remercier de nouveau nos partenaires Décatlhon Odysseum et la Pharmacie de Marcel Sembat qui nous auront apporté un sérieux coups de pouces pour affronter la dure réalité du terrain.
Après notre déception de Watson lake, nous sommes partis en direction de Fort Nelson. Le personnel de l’office du tourisme de Watson lake nous avait prévenu qu’il y aurait beaucoup d’animaux sur notre route, mais nous étions loin d’imaginer cela. Nous n’avions pas fait 30 Km que l’on surprenait Flipette ( on leurs donne des noms comme à Thoiry) l’ours qui détala aussi sec. Et ce n’était que le début! Nous avons croisé des troupeaux de bisons, des chèvres des Rocheuses, un bon nombres d’ours ainsi qu’un caribou.
Après avoir récupéré de nos aventures polaires, nous nous sommes mis en direction du Canada. La remise en jambe fût plutôt facile. Tous deux avions l’impression d’avoir non pas gagné une médaille en allant dans le pôle mais plutôt de bonnes cuisses. En revanche c’est encore avec un temps pluvieux que nous avons quitté Fairbanks. Le pompiste d’une station service qui prévoit d’aller a Anchorage a vélo au mois d’Août, nous a bien fait rire. Qu’en on est arrivés détrempés dans sa station pour prendre un café chaud, il nous a posé plein de questions sur comment se passe un voyage à vélo pour préparer le sien. Quand je lui est dit qu’il fallait de bonnes affaires de pluie car on avait eu au moins un jour sur trois de pluie depuis que nous sommes arrivés, il m’a répondu en hochant les épaules «c’est pas si mal!». Je peux vous dire qu’on a eu 3 jours de pluie sur 7 cette semaine et que c’est pas toujours marrant, surtout quand on commence à être a cour de chaussette et qu’il faut remettre les mouillées de la veille, le lendemain matin.
On est partis un jour de pluie avec un combo matos, nourriture, vélo et cycliste à 135 kilos, enfin surtout pour grasbienla alias le fou furieux. Autant dire que nos béquilles faisaient grise mine. Nous sommes donc partis chargés tel les sherpas de l’Himalaya, sans savoir ce qui nous attendait. Des côtes infernales en veux-tu, en voilà. Nous avons passé des heures entières à gravir ces géants qui nous paraissaient interminables. Un véritable enfer! Ajoutez à cela, une pénurie d’eau, durant les 10 derniers jours, on a guetté avec frénésie la moindre source d’eau. La majorité des rivières que nous avons croisées étaient rouges ou trop boueuses. En plus, avec les mines des environs, une eau rouge, c’est pas très rassurant.
La dame nous a préparé des bons petits plats c’était top et nous a trouvé plein de plans de secours!! En route pour 650km allez. On essayera de donner des News mais pas sûr que le père Noël ait le wifi!!
Le propriétaire fort sympathique nous a tendu les bras, proposé deux bière et nous a dit qu’on pouvait planter la tente dans son jardin, on était sauvés !!!
Une soirée très agréable avec cet homme qui respirait la joie de vivre nous attendait. Le lendemain rebelote, la montagne encore présente pour encore 50 km mais c’est avec le cœur réchauffé que nous arpentions ces magnifiques dénivelés.