Un enfer paradisiaque.

BEC_2-16On est partis un jour de pluie avec un combo matos, nourriture, vélo et cycliste à 135 kilos, enfin surtout pour grasbienla alias le fou furieux. Autant dire que nos béquilles faisaient grise mine. Nous sommes donc partis chargés tel les sherpas de l’Himalaya, sans savoir ce qui nous attendait. Des côtes infernales en veux-tu, en voilà. Nous avons passé des heures entières à gravir ces géants qui nous paraissaient interminables. Un véritable enfer! Ajoutez à cela, une pénurie d’eau, durant les 10 derniers jours, on a guetté avec frénésie la moindre source d’eau. La majorité des rivières que nous avons croisées étaient rouges ou trop boueuses. En plus, avec les mines des environs, une eau rouge, c’est pas très rassurant.

 

Mais dans notre enfer nous avons trouvé pas mal de sources de plaisir et de moments où l’on s’est dit que l’Homme est bon. Comme avec ce couple d’argentins qui nous a offert 3 litres et demi d’eau et de précieux conseils, ou le couple de Grande Bretagne qui nous a offert une douche après les péripéties boueuses du début de la dalton Highwhay (on s’est même arrêtés pour retirer nos gardes boues, qui, à cause de l’abondance de boue et de graviers, bloquaient nos roues). Mike, le chauffeur de camion qui nous a cédé son stock de boissons énergisantes et de pommes, quand on lui a raconté qu’on allait vers le Nord, et n’oublions pas Thom qui nous a offert de la dinde et du saumon séché quand au camping on a lui dit que tous les américains étaient trop sympas et qu’ils prenaient tous super soin de nous.

Pour les sources de plaisir, je peux vous dire que vous seriez nombreux à envier la salle à manger où nous avons pris notre premier dîner au soleil face à la forêt boréale (toutes les photos sont dans la galerie) , ou ce coin de rivière dans le cercle Arctique. Nous y avons passé une après midi et Louis B alias Anusanglant dit la goutte au nez a pêché notre premier poisson, un Seefish d’après nos recherches sur internet.

 

Au final on voulait aller dans le nord pour savoir de quel bois on se chauffe. Maintenant on sait! De sapins et de boulots.

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