De l’Alaska au Canada

BEC_4-8Après avoir récupéré de nos aventures polaires, nous nous sommes mis en direction du Canada. La remise en jambe fût plutôt facile. Tous deux avions l’impression d’avoir non pas gagné une médaille en allant dans le pôle mais plutôt de bonnes cuisses. En revanche c’est encore avec un temps pluvieux que nous avons quitté Fairbanks. Le pompiste d’une station service qui prévoit d’aller a Anchorage a vélo au mois d’Août, nous a bien fait rire. Qu’en on est arrivés détrempés dans sa station pour prendre un café chaud, il nous a posé plein de questions sur comment se passe un voyage à vélo pour préparer le sien. Quand je lui est dit qu’il fallait de bonnes affaires de pluie car on avait eu au moins un jour sur trois de pluie depuis que nous sommes arrivés, il m’a répondu en hochant les épaules «c’est pas si mal!». Je peux vous dire qu’on a eu 3 jours de pluie sur 7 cette semaine et que c’est pas toujours marrant, surtout quand on commence à être a cour de chaussette et qu’il faut remettre les mouillées de la veille, le lendemain matin.

Mais Heureusement plus on allait vers le Canada plus le temps était beau. Arrivé à Tok nous avons décidé de changer d’itinéraire et de passer par Whitehorse plutôt que par Dawson. Nous avons changé car l’office du tourisme de Tok nous a dit que la piste était vraiment boueuse et très mauvaise. On s’est pausé devant un coca bien frais, pour en discuter et on a décidé de ne pas se remettre sur un itinéraire «torture».

On a donc franchit la frontière le 10 juin sous un soleil resplendissant.

Quand le douanier nous a demandé si on avais une bombe anti-ours on lui a répondu: «oui mais on pense que les ours sur le continent nord américain c’est une légende inventé par le lobby des bombes anti-ours pour continuer à en vendre».

Depuis on a appris que dans le Yukon il y a 37 500 habitants et qu’il y a aussi 15 000 ours. Alors bienvenue au Yukon…

 

Le Yukon c’est comme l’Alaska (Pluvieux mais avec des ours)

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On est donc dans le Yukon depuis une semaine. Le petit futé écrit: « le Yukon est un climat semi-désertique». Et bien pas pour nous on a battu tous les records. On a passé 36 heures sous la pluie non-stop. De l’humidité comme on en avait jamais eu. Tout était trempé. Et nous aussi. On a eu froid comme jamais pour le moment et on espère qu’on aura pas plus froid que ça, car si ça arrive on risque de perdre des doigts de pieds ou des des mains.

On aurait pu s’en remettre, si comme depuis le début on avait eu des paysages qui coupe le souffle. Mais là, c’était plutôt la tête dans les nuages. On est passé par le lac Kluan ou il y a paraît-il une vue superbe sur un glacier avec les montagnes qui se reflètent dans le lac. Et bien nous on a vu un lac et des nuages. Bref vous l’aurez compris on a pas beaucoup de paysage à vous montrer pour le moment.

Dans notre malheur on a quand même eu de la chance. Pendant deux jours on a croisé des caravanes qui s’arrêtaient pour nous dire: «attention dans un kilomètre ou deux il y a un grizzli» alors on faisait c’est deux kilomètres les yeux grands ouverts, pour enfin voir «la bête» mais sans succès. Et puis, le pire des matins pluvieux, quand on à du vraiment se faire violence pour retourner sur la route et ne pas rester dans la tente, on a recroisé une voiture qui nous a dit qu’il y avait une mère grizzli et ses deux petits au bord de la route. Quand on est arrivé sur les lieux, elle était là, tel une grosse vache en train de brouter de l’herbe. Difficile de croire que cette animal si paisible peut vous broyer en un clin d’œil.

On a passé une demi-heure à la photographier sous toutes les coutures, un moment magique.

Depuis on en a recroisé deux autres mais pas du tout aussi frendly. On a vraiment eu de la chance avec la mère et ses deux petits. Donc je vous invite fortement a aller dans la galerie pour voir ce qu’il en était. En plus on fait d’autre rencontre comme un renard, des chiens de prairie ou des aigles royaux. Ce qui m’amène au dernier fait marquant de la semaine.

A 100 km de Whitehorse on s’est trouvé une grande prairie pour planter la tente. On passe la soirée, on se couche, on s’endort et à une heure moins vingt: « Ahhouuuuuuuuu» Louis B se retourne vers moi et me dit: «tu as entendu ?» Difficile de louper se réveille en fanfare. On va dehors pour voir si on peut les apercevoir mais rien. Vingt minute passent et de nouveau se hurlement qui glace le sang.

On a donc passé deux bonnes heures a ce demander ce qu’ils pourraient faire, si ils préféraient manger du Louis B et du Pierre Ha ou du chien de prairie.

Finalement on est toujours la pour vous écrire. Mais en tout cas je pense qu’on se souviendra longtemps de cette nuit ou au milieu de nul part où l’on a entendu le loup.

 

Un commentaire

  1. bon anniversaire Louis B nous te souhaitons de bonnes cannes Gros bisous de Pascale Didier Camille et PY (et Cléophée et Balthazar)

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